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Faisons barrage à la fusion UT2-UT3 !!

mercredi 8 novembre 2017

Bonjour,

Dans le texte ci-dessous- Sud-ESR Rangueil invite les personnels à venir dire leur opposition, vendredi prochain, à la poursuite de l’intégration (et disparition d’un point de vue juridique) d’UT2 et UT3 dans une UT aux contours flous (et qui, contrairement à ce que son nom laisse croire, ne sera plus - au sens juridique - une université). Depuis le lancement du Grand emprunt (2009-2010), une course effrénée à l’échalote agite régulièrement les universités et les laboratoires. Soi-disant au service d’un apport de financements, elle agit surtout comme une façade pour masquer la baisse dramatique des ressources humaines et financières que nous connaissons tous, elle permet l’installation d’une université à 2 vitesses et elle sert de prétexte à un abandon progressif des missions de l’université publique.

Vendredi 10 novembre 2017
à 13h30 dans le hall du bâtiment U4

Faisons barrage à la fusion UT2-UT3 !!

Retour en arrière

Il y a à peine dix mois, nous dénoncions (fichier joint) le miroir aux alouettes d’une fusion présentée avec autant d’urgence que d’opacité. Au nom de la « reconquête de l’IDEX UNITI », la direction de l’université Paul Sabatier expliquait la nécessité de faire disparaître les universités UT2 et UT3 (perte de la personnalité juridique) pour les faire fusionner au sein d’un nouvel établissement au statut très flou (« grand établissement »). Dix mois plus tard, l’artifice de cette posture ne pouvant plus résister, le discours s’est arrondi : le mot de fusion n’est plus prononcé au profit du mot intégration pour essayer de masquer la même demande de fusion qu’alors… ; admirez (texte UT2-UT3-INP-INSA-COMUE) :

L’intégration d’établissements au sein d’un établissement universitaire de statut juridique nouveau et dérogatoire – vraisemblablement expérimental - est un modèle à construire grâce à l’assouplissement du cadre réglementaire actuellement envisagé. L’ambition consiste à préserver les instances de gouvernance existantes, moyennant des adaptations limitées liées à la perte de personnalité juridique des universités (le maintien d’universités dans une université étant impossible).

Et le CA du 20 octobre de l’UFTMP (ou COMUE) souligne que « Le niveau central de l’UT [nom du futur établissement] pilote prioritairement les stratégies de formation, de recherche et de valorisation (...) ».

L’université Paul Sabatier est donc appelée à disparaître… Ah, mais que ne ferait-on pas pour la reconquête de l’IDEX ?

Rions un peu !

Les CA (UT3, UT1, INP, INSA, UT2 et COMUE) ont donc voté pour la « reconquista » et tous les personnels d’UT3 ont été informés mi-mars que le CGI (organisme qui gère les initiatives d’excellence - ou plan d’investissements d’avenir (PIA) - dont fait partie l’IDEX UNITI dans la cadre du PIA1), dans son immense mansuétude, « vient de signifier la possibilité pour la communauté universitaire de Toulouse de présenter à nouveau le projet de labellisation IDEX devant le jury international des IDEX ». Nous sommes donc conviés à nous réjouir que le site toulousain soit autorisé à participer à la course à la reconquête du Graal « Label Idex ».

Great, isn’t it ? Et puis, l’important, c’est de participer, non ?

Mieux vaut effectivement en rire car, pendant qu’UT2 et UT3 s’immolent, soi-disant pour s’attirer les faveurs des dieux de l’excellence, voilà que les résultats tout récents des PIA3, révèlent l’ampleur de la mascarade : sur le site toulousain, pour les EUR (écoles universitaires de recherche), 3 projets sont primés dont un (CHESS) en lien avec TSE-UT1, un autre (TSAE) en lien avec ISAE et le troisième (NANOx) autour de la reconduction du Labex NEXT, le seul à faire intervenir UT3 (côté physiciens), INSA et INP. Faut-il rappeler (cf. texte joint) que dans le document présenté au CGI en février, des 6 établissements fondateurs, UT1 et ISAE sont précisément les deux établissements pudiquement regroupés sous la dénomination « deuxième cercle d’établissements » pour tenter de camoufler que ces établissements ne veulent absolument pas, eux, perdre leur personnalité morale et juridique et ne font donc pas partie du noyau dur de l’UT qui se dessine… ? Visiblement, ça ne les handicape pas beaucoup dans la course à l’échalotte.

Est-ce si drôle ?

Chacun en jugera. Dans tous les cas, personne ne peut aujourd’hui – à condition de se vouloir sérieux et crédible - continuer à faire mine de croire encore au leurre de l’argent de l’IDEX pour justifier la fusion d’UT2 et UT3.

Ce miroir aux alouettes a pour unique but de détourner l’attention de la déstructuration (et destruction parfois) de l’université actuelle avec pour objectif principal, la création d’un périmètre d’excellence qui excluera, de facto, tous les personnels et tous les étudiants non sélectionnés. Il en résultera une université à deux vitesses avec pour la très grande majorité des personnels (enfin..., pour ceux qui auront la chance de conserver leur poste) la tâche de gérer l’accueil d’un nombre croissant d’étudiants avec une diminution constante de moyens et l’injonction à faire de la recherche sans avoir les moyens de pouvoir s’y consacrer dans des conditions correctes.

La gouvernance pyramidale avec l’UT au sommet est un relais crucial de cette déstructuration. Par exemple, lors du dernier CA de l’UT, il est affirmé avec précision à propos des campagnes de postes : Après avis positif et écrit du Président de l’UT, la campagne d’emplois est proposée pour décision aux instances de gouvernance de chaque composante.

En particulier, à UT3, tous les personnels auront compris que la campagne actuelle de réorganisation des services administratifs de l’UPS – dénommée PRISMES et menée dans une opacité désormais classique et qui rappelle de façon très inquiétante la désastreuse mise place de la FSI en 2011 - n’est que le prélude à une prise en main par l’UT...

Enjeu du rassemblement du vendredi 10 novembre

Tous les dangers pointés par Sud ESR Rangueil en janvier dernier restent bien entendu plus que jamais d’actualité.

La mise en place de l’UT se caractérise par une gouvernance hors-sol, selon les critères d’un néo-management dont on connaît déjà trop bien le caractère destructeur de lien social au sein de nos lieux de travail quotidiens et par la perspective d’une université à double vitesse, véritable renoncement à la mission publique égalitaire fondatrice de l’université.

Le rassemblement du 10 novembre est donc important pour demander au conseil d’administration :

Abandon du projet de création de l’UT en janvier 2019 avec disparition des universités UT2 et UT3 comme composantes autonomes au sens juridique

Abandon du projet de dépôt d’une nouvelle mouture de l’IDEX UNITI en décembre 2017 et refus d’une université à double vitesse

Et pour demander avec plus d’ambitions :

Aujourd’hui, nous pensons qu’être ambitieux, ce n’est pas chercher à rendre visible l’université de Toulouse dans un classement ou chercher à gagner un « label ». Depuis quand la qualité d’un travail scientifique se mesure-t-elle aux étiquettes qu’on leur accole ? Aujourd’hui, l’ambition est de défendre une université à la hauteur de ses différentes missions, que ce soit pour la recherche ou pour la diffusion des connaissances.

En cette rentrée 2017 qui a vu une baisse du nombre de personnels quand les effectifs d’étudiants ne cessent d’augmenter, la fusion UT2-UT3 est une machine à broyer l’université actuelle qui cherche encore, tant bien que mal, à répondre à sa mission. En particulier, au moment où une propagande indécente tait le manque de moyens qui asphyxie les universités en accusant les bacheliers d’être trop nombreux, qu’y a-t-il de plus raisonnable et de plus urgent que de demander le respect du droit inscrit dans la loi de chaque bachelier à poursuivre des études supérieures ?

Le refus d’une université basée sur le principe d’exclusion qui reste le principe fondateur du Labex UNITI, c’est aussi la défense de l’emploi des personnels, la défense de conditions correctes de travail, la défense de l’accès de tous les bacheliers à des études supérieures dans des conditions correctes, la volonté que les moyens financiers soient au service de tous et, tout simplement, l’ambition d’une université à la hauteur de ses multiples et vraies missions.

Rendez-vous donc à tous les personnels d’UT3 :

Vendredi 10 novembre 2017
à 13h30 dans le hall du bâtiment U4

Sud ESR-Rangueil

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