Ils ne lâchent rien ? Nous non plus !

AG des personnels et des étudiant-e-s, mercredi 15 janvier 12h30, Amphi Grignard (bât. 2A)

jeudi 16 janvier : manifestation, 14 H.Saint Cyprien

A télécharger : tract_ups_retraite_ag-15janvier2020


Le discours d’Edouard Philippe n’est que de la poudre de perlimpinpin

Sur le contenu de la réforme : rien ne change

Qu’est-ce qui était prévu en décembre ?
Des mesures de baisse des pensions dès 2022, dans le cadre du système actuel de retraites, en mettant en place un âge pivot pour les personnes nées entre 1960 et 1975. L’objectif ? Trouver 12 milliards d’euros d’économies en 2027, sur les personnes partant alors à la retraite.

Et maintenant, que propose Édouard Philippe ?
Pour les générations nées après 1975, strictement la même chose : un âge d’équilibre qui augmente automatiquement avec l’espérance de vie.
Pour les générations nées avant 1975, exactement le même objectif : 12 milliards d’euros d’économies en 2027. Sans hausse de cotisations sociales, ni baisses de pensions. Comment vont-ils faire ?

Sur la méthode : le gouvernement se prépare à passer en force

Sur le calendrier : rien n’a changé non plus. Dès son discours de décembre, E. Philippe proposait :

  • de voter d’abord la mise en place du système à point,
  • puis de discuter (une fois la réforme votée), de la forme des baisses de pensions à mettre en oeuvre dès 2022.
    Tout en disant que si aucun accord n’est trouvé, ces mesures d’économies prendront la forme d’un âge pivot dès 2022.

C’est ce qui était dit en décembre et c’est encore ce qui est dit aujourd’hui.
À un point près : plutôt que d’être directement votées par le Parlement, ces décisions passeraient…par ordonnances. Donc sans contrôle démocratique, potentiellement sous la seule signature du gouvernement. Et les parlementaires, votant la loi, ne sauraient même pas à quoi s’en tenir. En clair, ce qui change, ce n’est pas le contenu du projet, qui vise toujours à économiser 12 milliards d’euros en 2027, puis à bloquer les cotisations à (maximum) 14% du PIB. En revanche, le gouvernement accroît encore le flou sur les modalités de son projet, en espérant le vote d’un chèque en blanc par les parlementaires.