Réforme des retraites : non négociable, elle doit être abandonnée

Légende : dessin d’EMMA

 La réforme des retraites n’est qu’une suite de trompe-l-oeil :

AG des personnels et des étudiant.e.s le Mercredi 8 janvier, 12h15, amphi Shannon (U4)
Jeudi 9 janvier ; manifestation, 10h, Saint Cyprien

Une réforme universelle ? Les policiers, les douaniers, les surveillants pénitentiaires, les pompiers, les contrôleurs aériens, les danseurs de l’opéra de Paris, les chauffeurs routiers, les marins pêcheurs, les sénateurs,… ont déjà obtenu la promesse d’un régime dérogatoire.
Une réforme nécessaire ? De l’aveu de Delevoye, rapporteur du projet, le régime des retraites actuel « est aujourd’hui proche de l’équilibre financier » et les projections à l’horizon 2050 ne laissent craindre aucun déficit « structurel ». Bien au contraire, si le régime est en « déficit », c’est seulement par décision budgétaire ; par exemple, en 2019, le déficit annoncé autour de 4 milliards est à mettre en rapport avec les 52 milliards d’allègements de cotisations patronales (selon l’évaluation de la Cour des comptes).
Une réforme égalitaire ? Le taux de cotisation passe de 28% à 2,8% pour la part du salaire qui dépasse 10 000 euros par mois. Cet argent qui n’alimente pas la caisse de retraite bénéficiera aux seuls riches et très riches qui le placeront sur des fonds privés pour leur seul bénéfice.
Une réforme positive ? La Ministre Vidal ose mettre en avant que cette réforme mettrait en place une pension minimum de 1000 euros pour une carrière complète alors que la pension minimale actuellement dans la fonction publique est de 1170 euros !!

Cette réforme des retraites est inacceptable.
Seul son retrait est acceptable.

Aucune négociation ne peut être menée sur un tel projet. Seule la grève peut nous faire gagner !

Comité de mobilisation du campus Paul Sabatier et du CNRS soutenu par les organisations suivantes : CGT, SUD-Solidaires, FSU, UET