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Malaise au travail, responsabilité de nos tutelles

mercredi 29 janvier 2014

Les conditions de travail se dégradent. Le constat est fait unanimement. Cela se traduit souvent par un mal-être au travail, allant parfois jusqu’à des actes extrêmes. Suite à un cas récent à l’INSA, une large intersyndicale s’adresse aux différentes tutelles concernées pour déplorer que les alertes et avertissements restent sans effets.


Objet : tentative de suicide d’un agent CNRS à l’INSA, malaise au travail, responsabilité de nos tutelles

Toulouse, le 29 janvier 2014

Monsieur le Président de l’UPS, Bertrand Monthubert,

Monsieur le Délégué Régional Midi-Pyrénées du CNRS, Patrick Mounaud,

Monsieur le directeur de l’INSA Toulouse, Didier Marquis,

Madame la Présidente du centre INRA Toulouse Midi-Pyrénées, Michèle Marin,

L’intersyndicale de l’UPS-CNRS vient d’être alertée, une fois de plus, sur une situation dramatique d’un collègue en souffrance au travail. Nous sommes atterrés d’assister à une telle augmentation des cas de souffrance au travail, et d’arriver à une situation très grave alors que le danger encouru par l’agent avait été dénoncé très tôt, autant par des syndicats que par les membres représentants du personnel du CHSCT de la délégation Midi-Pyrénées du CNRS. Il est inacceptable que le courrier adressé par le SGEN-CFDT Recherche EPST à la présidence de l’Université Paul Sabatier le 22 octobre 2013 soit resté sans effet et sans réponse à ce jour.

Comme chacun peut en témoigner dans son département ou laboratoire, que ce soit à l’université ou dans les organismes de recherche, le même mal-être s’installe et se développe. La faiblesse des réponses de la part des instances dirigeantes et les lenteurs de l’administration à prendre vraiment en considération les situations difficiles sont choquantes. Ces réponses ne prennent en charge une situation que lorsqu’elle s’est déjà bien trop dégradée et ne font, comme une sorte de double peine, que renvoyer les agents en souffrance à des déficiences ou des handicaps personnels. Pourtant, il est depuis longtemps reconnu que les situations de souffrance au travail ont des facteurs multiples mettant en cause l’organisation, les relations, la dimension humaine, ainsi que les conditions de travail. Il est donc toujours indispensable d’analyser ce qui est de l’ordre d’une possible déficience de l’organisation et de l’environnement de travail pour une bonne compréhension des situations individuelles.

La multiplication des cas de souffrance au travail résulte de l’évolution des modes de fonctionnement de la recherche sur projet et des nouvelles formes d’organisation du travail qui modifient en profondeur le métier de chacun d’entre nous, avec de moins en moins de possibilités de réaction collective à force d’exacerber et d’encourager l’individualisme. Tout cela est aggravé par des moyens humains toujours insuffisants et une reconnaissance du travail des agents qui se détériore. L’intersyndicale dénonce un mode de fonctionnement généralisé qui abandonne l’indispensable préservation du cadre de travail au profit de courses sans fin au nom de la soi-disant performance.

Nous attendons de nos différentes tutelles qu’elles aient une réponse à la hauteur de la détresse qui s’exprime et qu’elles assument leur responsabilité qui, en tant qu’employeur, est d’assurer la santé physique et mentale de leurs agents ainsi que leur sécurité.

Nous vous rappelons l’urgence à faire nommer des médecins du travail, des psychologues et des assistantes sociales en nombre suffisant.

Quand un agent se trouve en danger, les dimensions individuelles et collectives de la situation doivent être prises en compte. Nous demandons que le rôle et la réglementation des CHSCT soient respectés, qu’ils soient réunis et informés en temps utile et qu’il soit tenu compte de leurs avis.

Dans la situation qui nous occupe, nous demandons :

  • · Une réponse de la présidence de l’UPS à la lettre du SGEN-CFDT Recherche EPST du 22 octobre 2013,
  • · De nous informer des mesures concrètes rapides que vous comptez prendre dans le cadre de vos responsabilités en tant qu’administrations de tutelle.

Signataires : CGT (SNTRS, INRA, FERC-Sup), FO (SNPREES), FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP), SNPTES-UNSA Recherche, SGEN-CFDT Recherche EPST, Solidaires (SUD-Education SUD-Recherche EPST, SUD-Rural-Equipement).

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